je lis des journaux payants (et souvent, je ne trouve pas ça drôle)

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samedi 12 juillet 2008

Le snobisme gagne les blogs (les BONS VRAIS blogs - et d'ailleurs j'adore le snobisme)

C'est mon interprétation des derniers soubresauts de la (supposée) blogosphère qui me donne un petit sentiment de triomphe personnel. Versac arrête son blog parce qu'il est lu par trop de cons (mon interprétation) qui l'enrôlent dans des bagarres dont il n'a que faire. Cavazza demande à l'illustre PIerre Chappaz, l'homme qui communique et croit informer, qu'il ne veut plus être classé par Wikio, car ça lui amène un lectorat de cons. Et enfin Narvic se retire aussi de Wikio parce que ça le gonfle d'être lu par des crétins, et d'avoir des commentaires crétins.

J'adore. C'est le triomphe absolu du snobisme. Même Samantdi, ma chérie, ne tolère d'être lue que par "des gens de bonne compagnie", et elle a bien raison.

(j'oubliais : je n'ai jamais eu de "compteur" sur ce blog. Je ne sais pas si on peut avoir des "statistiques" sur les personnes qui le lisent, mais je n'en ai jamais vu, ni même cherché. (Si, une fois quand cet animal de Chappaz a lancé son truc, Wikio, en statisitiquant des blogs qui ne lui avaient rien demandé, j'ai cliqué sur son truc : je crois que j'étais 30000 ème dans je ne sais plus quelle catégorie !).

Et de toutes façons, MON blog se définissant par MA flemme, je doute que les cons y viennent en grand nombre).

lundi 16 juin 2008

Rappel : demain FF3 pour tous (c'est gratuit !) faites passer

C'est le jour du Download pour le Firefox 3 qu'on l'aime. Demain mardi. Voilà. Parait qu'ya des records à battre (j'aime pas les records, mais j'aime bien FF)

jeudi 5 juin 2008

Et il va en plus se faire enterrer dans les jardins Majorelle !

Ce Saint Laurent, quelle classe !

Ah, Majorelle ! mauvais peintre, mais beaux jardins...

mardi 3 juin 2008

Le snobisme, tout le monde s'y met (félicitations au Thibierge du jour !)

C'est là, et c'est très joli !

dimanche 18 mai 2008

Labosonic est un grand sentimental

IL écrit ici qu'il m'a pleuré dans le giron avec son truc sentimental. Mais oui, mon grand, vazy. En fait, ce que tu ne veux pas reconnaitre, c'est ton propre snobisme !Tu n'aimes plus les Bollywood depuis que tout le monde (c'est à dire n'importe qui) les aime. Et puis OOOualala...

(mais distinguer la daube du reste, chez les Metal Obscurs --ouais, je saurais pas faire, c'est clair !)

samedi 8 mars 2008

Décidemment, j'adore le snobisme. Même celui de Tocqueville, bien qu'il craigne un peu sur le substrat cutlurel de la démocratie

voilà : je vous l'ai recopié avec mes petites mains, tant je trouvais cette citation rigolote (devinette : elle s'applique à qui ?) :

« Je pense que les ambitieux des démocraties se préoccupent moins que tous les autres des intérêts et des jugements de l’avenir : le moment actuel les occupe seul et les absorbe (...) ils aiment le succès bien plus que la gloire. Ce qu’ils demandent surtout des hommes, c’est l’obéissance. Ce qu’ils veulent avant tout, c’est l’empire. Leurs mœurs sont presque toujours restées moins hautes que leur condition : ce qui fait qu’ils transportent très souvent dans une fortune extraordinaire des gouts très vulgaires, et qu’ils semblent ne s’être élevés au souverain pouvoir que pour se procurer plus aisément de petits et grossiers plaisirs ».

C'est de Tocqueville cité par Val dans Charlie Hebdo du 27 02 08. C'était sans doute plus sociologiquement vrai du temps de Tocque qui pouvait comparer avec le snobisme de la noblesse de son époque : c'est sans doute ce qui explique la faiblesse du raisonnement. Pourquoi lier nécessairement la vulgarité et le fait que le dirigeant visé soit élu? Certains d'entre eux sont encore plus aptes à la noblesse des sentiments, des attitudes, des décisions que les nobliaux par héritage. Ambitieux, ils sont parfois plus dignes d'admiration ou d'estime. Donc c'est dommage de confondre vulgaire et peuple.

Mais, sous cette réserve, la phrase, l'expression sont impecc !

vendredi 7 mars 2008

Je suis pour quelques temps dans un pays ou les vrais problèmes sont traités publiquement

Voilà. Vous savez tout.

lundi 18 février 2008

George (sans S) Steiner again - sur le voussoiement et le snobisme qui va avec

“Recourir au tu familier peut, lorsqu’on n’y est pas explicitement autorisé, exposer, comme j’en ai fait l’expérience à mes dépens, à une réprimande furieuse . “Comment osez-vous me dire tu ?�?, haleta V. au moment même où j’écartais ses belles jambes. Aujourd’hui, les choses changent sous la pression des medias et du culte de la vulgarité. Les années et les aventures (quand j’étais encore jeune) aidant, les subjonctifs se sont mis à faire leur apparition à des moments véritablement inattendus. Un jour, dans un hôtel d’Angers, un plus-que-parfait du subjonctif -Proust est sans doute l’un des derniers à avoir su les utiliser avec aisance- m’arrêta, pour ainsi dire à mi-course. Les cérémonies de la syntaxe président au sexe à la française.�?

dimanche 2 décembre 2007

A signaler : une solution bourgeoise pour le téléchargement, par l'honorable Bladsurb

Je le mets en lien, car Blad est un homme de goût bine connu, et il a sans aucun doute raison. Le seul inconvénient de son truc, c'est que c'est vachement cher, quand même ! !

(une façon détournée de donner raison à Olivennes ?)

dimanche 4 novembre 2007

La princesse de Luxembourg était si simple

La princesse de Luxembourg nous avait tendu la main et, de temps en temps, tout en causant avec la marquise (de Villeparisis, l'amie de la grand mère du narrateur), elle se détournait pour poser de doux regards sur ma grand'mère et sur moi, avec cet embryon de baiser qu'on ajoute au sourire quand celui-ci s'adresse à un bébé avec sa nounou. Même, dans son désir de ne pas avoir l'air de siéger dans une sphère supérieure à la nôtre, elle avait sans doute mal calculé la distance, car, par une erreur de réglage, ses regards s'imprégnèrent d'une telle bonté que je vis approcher le moment où elle nous flatterait de la main comme deux bêtes sympathiques qui eussent passé la tête vers elle, à travers un grillage, au Jardin d'Acclimatation. Aussitôt du reste cette idée d'animaux et de Bois de Boulogne prit plus de consistance pour moi. C'était l'heure où la digue est parcourue par des marchands ambulants et criards qui vendent des gâteaux, des bonbons, des petits pains. Ne sachant que faire pour nous témoigner sa bienveillance, la princesse arrêta le premier qui passa; il n'avait plus qu'un pain de seigle, du genre de ceux qu'on jette aux canards. La princesse le prit et me dit: " C'est pour votre grand'mère. " Pourtant ce fut à moi qu'elle le tendit, en me disant avec un fin sourire: " Vous lui donnerez vous-même ", pensant qu'ainsi mon plaisir serait plus complet s'il n'y avait pas d'intermédiaires entre moi et les animaux. D'autres marchands s'approchèrent, elle remplit mes poches de tout ce qu'ils avaient, de paquets tout ficelés, de plaisirs, de babas et de sucres d'orge. Elle me dit : " Vous en mangerez et vous en ferez manger aussi à votre grand'mère " et elle fit payer les marchands par le petit nègre habillé de satin rouge qui la suivait partout et qui faisait l'émerveillement de la plage. Puis elle dit adieu à Mme de Villeparisis et nous tendit la main avec l'intention de nous traiter de la même manière que son amie, en intimes, et de se mettre à notre portée. Mais cette fois, elle plaça sans doute notre niveau un peu moins bas dans l'échelle des êtres, car son égalité avec nous fut signifiée par la princesse à ma grand'mère au moyen de ce tendre et maternel sourire qu'on adresse à un gamin quand on lui dit au revoir comme à une grande personne. Par un merveilleux progrès de révolution, ma grand'mère n'était plus un canard ou une antilope, mais déjà ce que Mme Swann eût appelé un " baby ".

(À l'ombre des jeunes filles en fleurs)

mardi 4 septembre 2007

Cet été, j'ai aussi rencontré des lionnes et des petites filles

Allez, fin de mes souvenirs de vacances en images.

Des petites filles, des grosses bêtes, et on a bien ri.

mardi 21 août 2007

Cet été, mon amour de ma vie et moi avons visité quelques modestes villages, moitié musardant, moitié testant...

Et vous, c'était bien ? Attention : celles pour qui les images qui suivent ne sont pas des sommets de poësie ne sont pas dignes de lire ce blog. là, nous n'avons fait que passer (trop cher)

Mais on se rattrapait ensuite : déjeuner, diner (non, pas le matin ; on ne se brosse pas les dents avec l)

Là, c'est lumineux

et là moins connu du grand public, mais mérite le détour (nous y avons rencontré longuement un vigneron parkinsonien : c'est impressionnant)

Et enfin, il faut bien quitter un jour ce pays béni des dieux...

lundi 18 juin 2007

diner blanc - un CR bof

Si ça vous amuse. Erreur : il n'y a pas d' "organisateur" : ce n'est pas un complot.

Et le résultat est beaucoup plus poétique que ce qu'on lit là dedans.

jeudi 14 juin 2007

Ce soir, c'était diner blanc autour de l'arc de triomphe

Belle prouesse pour le 15è diner blanc : l'étoile, et nous étions 8000, parait il

on salue bêtement les gens qui s'étonnent

puis il fait nuit, et c'est doux

mardi 19 décembre 2006

Reste à savoir si les Lumières ont produit de l’infâme au lieu de l’écraser

Ca se termine comme ça :

"Reste à savoir si les Lumières ont produit de l’infâme au lieu de l’écraser. Le démystificateur en lui s’y est employé dans la quête pathétique d’une alliance disparue entre un certain sens du sacré et une vraie légèreté, notre rêve à tous".

oui, notre rêve à tous. C'est moi qui souligne. Même s'il s'agit de "Debray ... toujours aussi séduisant ... toujours aussi déroutant", dit Assouline. Et toujours aussi exaspérant, aurais-je titré.

oui, les snobs et les autres.

jeudi 5 octobre 2006

Aaargh ! 86 € d'Uri Caine ! Bladsurb, c'est de ta faute !

Je n'ai pas osé les rendre à la caissière de la Fnac, mais j'ai failli tomber raide. Et massacrer les Goldberg comme ça : il faut l'enfermer d'urgence, ce mec !

(non, j'exagère : c'est utra savoureux. Trio jazz secouant les vaches sacrées pour en faire sortir un lait bienfaisant. C'est une vraie découverte pour moi ! merci, l'artiste ! )

jeudi 14 septembre 2006

J'ai mangé un bon morceau d'Epoisses étendu sur une tartine de pain au chocolat du Hermé des grands boulevards

Hé bien, je dois dire que je vous le déconseille.

(la seule réaction mesurable était celle de mon cher amour de ma vie, disant en entrant : "tiens, on a oublié de vider la caisse du chat depuis si longtemps que ça ?" )

samedi 2 septembre 2006

Incroyable : t'as vu Kofi avec son crocodile ? C'est à la Une du Monde

Kofin Annan grande photo à la Une du Monde. Il parle décontracté : chemise ouverte et une sorte de gilet ou de veste en lainage orange ou rouge. Et t'as vu le détail qui tue ? Le crocodile ! Quel mauvais goût !

(je me rappelle avoir acheté pendant des décennies des chemises dites "polo" de cette marque, parce qu'elles étaient de bonne qualité. Le crocodile était juste cousu, donc ce n'était pas dur de le découdre, avant de porter la chemise. Puis ces idiots ont brodé le croco dans la matière ; donc impossible de le faire disparaître. Donc j'ai changé de fournisseur)

(J'ai toujours trouvé étrange qu'un fournisseur prétende se servir de moi comme d'une sorte d'homme-sandwich pour faire sa publicité sur mes vêtements. Il me semblait plutôt qu'il aurait dû être fier d'habiller un type aussi spirituel, de bon goût, sobre, simple, mais très soigné dans sa désinvolture, tel que moi. Peut-être aurais- dû leur proposer de mettre sur leurs dépliants publicitaires quelque chose comme "fournisseur du snob Yves Duel" ?)

(Ce qu'il ya de bien avec le snobisme, c'est qu'on se concentre sur l'essentiel --pour les détails, ce dont parle Kofi, allez acheter le journal)

(Et ce qu'il ya de bien avec ce rubricage, c'est que j'aurais pu mettre ce billet dans la catégorie "Blues", comme dans la catégorie "le crétin du jour", ou encore la catégorie "tout fout le camp" (au lieu de la mettre dans l'une des nombreuses catégories "Snobisme"), mais celle là est tellement stupide que je crois que je ne vais pas la créer).

dimanche 4 juin 2006

Grande nouvelle : les partitas, c'est pas mal non plus.

Ecouter de la musique ? j'avais lentement réduit ça à Bach, ces dernières années, parceque, hein, en dehors de Bach, bon j'insiste pas (avec quand même parfois un peu de laisser-aller lyrique, sous l'influence émolliente de qui vous savez). Puis j'avais réduit ça progressivement à l'essentiel : les Goldberg. Je n'en connais que 6 bonnes interprétations (sans compter le Gould 55 et le Gould 81), donc c'est vite fait.

Hé bien après avoir un acheté un gros paquet de Gould en promo, je dois dire que les partitas, c'est pas mal non plus.

Voilà.

MàJ : bin non, il existait encore un enregitrement des Goldberg par Gould : en public, à Salzbourg, en 1959.J'y ai même entendu distinctement une fausse note.

mardi 9 mai 2006

Miam miam, le programme "Conjoindre érotique et courtoisie"

très beau (même s'il faut relire plusieurs fois pour etre bien certain qu'on est d'accord --je le suis !) : « l’éthique de la psychanalyse n’est pas celle de la loi du devoir (…) mais celle de la loi du désir, qui est l’art de conjoindre érotique et courtoisie »

P Julien « L’approche freudienne de Lacan », cité par Jacques Van Rillaer « les mécanismes de défense des freudiens », dans Le Livre noir de la psychanalyse, p 440, ed Les Arènes Sept2005

dimanche 12 mars 2006

juste 3 extraits parce que j'ai la flemme

C'est dans le L'Anti livre noir de la psychanalyse. La première page -je ne connais pas bien J A Miller, que je prends depuis des années pour un personnage lègèrement diabolique- est réjouissante : la voici. La longue citation est une pure merveille.

et le premier exemple (page 21) des sources théoriques des adeptes des TCC est pas mal non plus :

ca continue ici

c'est un peu bricolé car je suis pressé. Mais l'essentiel est là. Je crois que je vais laisser tomber quelques jours mes lectures en cours pour avaler ça. Et rire.

Rire contre l'angoisse, car je ne sais pas si vous avez suivi le gag atroce du rapport Inserm, célébré par Le MOnde en Septembre dernier, puis légitimé par Sarko himself, mais le mécanisme de ce système d'interprétation est terrifiant. La psychanalyse ment et ne sert à rien. Donc tournons nous vers les sciences exactes.

Ca me rapelle la récente réaction de Veuve Tarquine.

je rviens dès que j'ai 5 mn

Shepperton Surrey, 10000 habitants, des rues blafardes, un formidable remède contre l’optimisme

Sauf que c’est là qu’habite le formidable J G Ballard : ouah le choc quand j’ai découvert l’auteur de science fiction, pas fiction du tout d’ailleurs : vous rappelez vous Crash (le livre, éventuellement le film de Cronenberg) ?

Ballard (dans Le Monde des livres du 10 mars) développe tout un truc qui me va droit au cœur sur « la banlieuisation de l’âme ». Il dit : les trucs de masse, la télé, la pop, etc. (...) sont partis des banlieues après guerre (...) Et la banlieue, ce n’est pas le prolongement de la ville ; c’est complètement différent". « Notre cathédrale à nous, c’est l’aéroport d’Heathrow », dit il pour sa banlieue de Shepperton.

Je suis tellement persuadé, depuis tout enfant, que la banlieue, c’est con et ça rend con. Accepter la banlieue, c’est déjà accepter sa propre mort, ou sa lyophilisation. Et le pire qui puisse arriver à la ville, qui, elle est fabriquée d’abord par des pauvres entassés mais vivants, c’est d’être victime d’urbanistes. Ils ne savent faire que ça : la banlieuiser.

(D’ailleurs, ya pas de troquet du coin. Et un pays dans lequel ya pas de troquet du coin est un pays qui mérite de devenir une banlieue)

dimanche 5 mars 2006

Understatement québecois (le mot en anglais, c'est pour énerver Samantha qui n'aime pas qu'on parle anglais dans les blogs)

"Comme je dis parfois, certaines personnes n’ont rien à dire et ne se cachent pas pour le faire savoir" : très jolie foirmule de Jean-Pierre Cloutier (surtout le "comme je dis parfois"), un ancêtre des Carnets ; calme et à la dent acérée néanmoins.

Ca fait des siècles, si j'ai bien compté, qu'il raconte sur le Net, site perso, blogs et tout le tralala...

(a part ça, j'adore le terme "understatement" que je ne parviens pas à traduire en français)

samedi 4 mars 2006

Chiraz ou Pétra ?

Dans Le Monde d'hier 2 pages sur Petra, avec un vague prétexte aguicheur "n'a pas révélé tous ses secrets" ; Dans Libération de ce matin, 2 pages sur Chiraz, en Iran. Les deux sont des pièges à pub et à promène-couillons. C'est la saison du tourisme petits blancs en balades. Rien, pas l'ombre d'une reflexion sur ce qu'est devenu le tourisme aujourd'hui, première industrie mondiale. Le spectacle des loisirs des petits blancs....

mardi 14 février 2006

Trop Too much - le sax pragois et son pote de ya longtemps en Espagne, que même il était déjà sur mon blog

Vous vous rappelez ma devinette à propos d'un type qui a une vraie tronche d'employé des pompes fu ?

Vous vous rappelez que c'est l'immense Paul Desmond, le sax de Take Five (mais il en a fait d'autres depuis)

Vous allez pas me croire (ouais !) l'autre jour à Prague, avec mon cher amour on est allés écouter un quartet de sax-jazz dans une église baroque (il faisait froid) : après une heure de swing et de Gerschwin, ils ont essayé de nous convertir au jazz centre-Europe. Audacieux.

Hé bé, le type qui annonçait les morceaux a fini l'une de ses présentations par : "ans this was created with friends and Paul Desmond years ago. We were in Spain, and it was simply great" (et le morceau était, en effet, "simply great")

je vous mets deux souvenirs de Prague : la maison qu'ils surnomment Ginger and Fred

et, beaucoup plus émouvant, le vieux cimetierre juif . "un grand soleil d'hiver éclaire la colline", etc.

Valentine, je t'aime sans les falbalas

merci Tarquine :

mardi 7 février 2006

Le Net fait du bien à vos relations sociales

Très joli CR sur le très bon blog de Francis Pisani d'une étude Pew sur le fait que fréquenter le Net, ça rend pas autiste --pas du tout !

et resucée le lendemain

lundi 26 décembre 2005

C'était du Bas Armaniac que l'on y offrait, sur l'ardoise accrochée à la fenêtre

Et la patronne (que j'aime bien) était furieuse de constater que le standing de son établissement était ridiculisé par les a peu près orthographiques d'Ernest, le serveur (que j'aime bien aussi)

dimanche 4 décembre 2005

"in girum imus nocte et consumimur igni" : je l'avais raté

On pourra bientôt le revoir, ai-je appris.

vendredi 25 novembre 2005

Au Sénat, ce truc coûteux qui ne sert pas à grand chose

Réunion au Sénat. Avec des gens qui étaient très flattés d'être invités dans l'un des Temples de la République, venant de l'étranger.

Temple : ouais. Les frais de fonctionnement de ce monstre sont 10 fois plus importants que ceux de l'Assemblée, et 14560000 fois plus importants que ceux de n'importe quelle institution étrangère équivalente. C'est comme ça. On aime ça, en France ; du moins, on ne proteste pas. Ou pas assez fort !

MAis c'est joli ! Voilà le point de vue coté Luxembourg, cette après midi, juste avant la neige (avez vous noté qu'il a neigé 3, 5 mn ?)

Pendant la réunion, au moment ou ce n'était pas mon tour de parler, je me suis perdu dans les couloirs. Voilà le résultat : un monstre --regardez bien : ya marqué "République" sur son front"

Et celle la ? C'est un hommage à qui ? A l'imaginaire érotique des sénateurs ? J'y crois pas !

Arretez de ricaner : je vous préviens, on a décidé des trucs importants, dans cette réunion au Sénat. Et j'ai même fait la connaissance de deux jeunes femmes charmantes. Vous voyez que je fais pas que lire des journaux. Je fais des trucs. Des vrais trucs.

jeudi 24 novembre 2005

Non pas : écrire bref.

Encore pire : écrire dépouillé.

Waouh ! Le boulot !

(vous ai-je dit que j'adorais ce lieu commun, une formule attribuée à Victor Hugo, à la fin d'une longue lettre : "pardonnez moi, je n'ai pas pris le temps de faire court")

mardi 22 novembre 2005

Tant que je suis en colère, je suis vivant.

Voilà. C'était une sorte de déclaration.

vendredi 18 novembre 2005

L'exaspérant Baudrillard, avec des intuitions qui tuent

Je le trouve exaspérant depuis des décennies. Mais pour ce qui concerne ce Rebonds dans Libé d'aujourd'hui, pour deux raisons assez concrètes :

- Pas possible de parler banlieues sans parler de la planète entière : bon, ça va, vieux, tu peux cerner un peu ton sujet. Ouais, tout est dans tout, etc ; mais quand même

- Le flou des concepts, le langage catastrophiste, le pessimisme, et l'anti-tout : ça, évidemment, tu me diras, si t'aimes pas Baudrillard, vas jouer ailleurs...

Mais au total, ce qu'il écrit est souvent brillantissime : sujet supplémentaire d'exaspération.

Par exemple ceci :

Nous ne sommes plus en mesure de proposer quoi que ce soit en termes d'intégration ­ d'ailleurs, l'intégration à quoi ? ­, nous sommes le triste exemple d'une intégration «réussie», celle d'un mode de vie totalement banalisé, technique et confortable, sur lequel nous prenons bien soin de ne plus nous interroger. Donc, parler d'intégration au nom d'une définition introuvable de la France, c'est tout simplement pour les Français rêver désespérément de leur propre intégration

qui correspond tout à fait à cette idée qui me met mal à l'aise : on pourrait prendre des positions d' "intégrisme républicain" si on était sûr de proposer aux enfants d'immigrés un "corpus" de valeurs qui...valent le coup. Un ensemble de règles, de buts d'objectifs communs qui représentent une utopie concrète. Or qu'avons nous, nous le petits blancs majoritaires, à leur proposer ? pas grand chose!

Autre idée qui conforte mon propre malaise : les nonistes traités comme des pauvres cons par la majorité des petits blancs. Ma conviction intime est, depuis le résultat en question, que l'on ne peut se contenter d'injurier une telle majorité, avec un tel taux de participation. Et que les injurier revient à refuser de comprendre, bien sûr ; mais au delà, à refuser de voir ce qui, en nous même, profondément, les injurie.

Baudrillard écrit, me semble-t-il à juste titre, que :

Car le non de ceux qui l'ont voté sans trop savoir pourquoi, simplement parce qu'ils ne voulaient pas jouer à ce jeu-là, auquel ils avaient été si souvent piégés, parce qu'ils refusaient eux aussi d'être intégrés d'office à ce oui merveilleux d'une Europe «clés en main», ce non-là était bien l'expression des laissés-pour-compte du système de la représentation, des exilés de la représentation ­ à l'image des immigrés eux-mêmes, exilés du système de socialisation. Même inconscience, même irresponsabilité dans cet acte de saborder l'Europe, que celles des jeunes immigrés qui brûlent leurs propres quartiers, leurs propres écoles, comme les noirs de Watts et de Detroit dans les années 60.

Une bonne part de la population se vit ainsi, culturellement et politiquement, comme immigrée dans son propre pays, qui ne peut même plus lui offrir une définition de sa propre appartenance nationale. Tous désaffiliés, selon le terme de Robert Castel.

Voilà qui est dramatiquement juste, je le crains. Et qui donne une façon d'expliquer le pire : brûler les écoles de ses propres frères, c'est juste dire non pour dire non, parce qu'on en a rien à foutre de --ne serait-ce qu'examiner l'offre, la proposition de la société. Parce quel l'offre est par définition piégée.

Le reste de Baudrillard m'enerve encore plus que d'habitude : "ce par quoi on aimerait les intégrer, les materner"... hé, va donc l'intello, vazy voir dans les banlieues, si les travailleurs sociaux les maternent, pauvre pomme ! Et je te signale, vieil ignorant, que l'expression "nique ta mère" signifie "JE vais niquer TA mère", ce qui est une insulte qui s'adresse à toi, et non ils niquent leurs mères, ce qui n'a aucun sens....

mardi 15 novembre 2005

Rendez vous au siège d'Emmaüs France

J'aime ces courageux silencieux.

une bonne représentation de leur métier de chiffonniers. C'est dans l'entrée du siège, et ça fait plus de 2 mètres de longueur !

En sortant, je tombe sur des bennes de l'association Le Relais, pour y jeter vêtements et chaussures

Le Relais est la seule assoce qui se développe sur ce créneau (collecte, tri, réparation, nettoyage et revente ; puis envoi vers des retraitements : chiffons industriels, etc.) en créant des emplois. Des vrais emplois. Alors que la Croix rouge, qui avait prêté son image à des PME traidtionnelles du métier, s'est fait avoir.

sur les bennes, il y a ça :

et ça

et en plus, c'est vrai !

IL parait que Le Relais a enfin abouti dans sa négociation avec la ville de Paris : l'association va enfin pouvoir déposer des bennes sur la voie publique. Donc le volume de collecte va augmenter énormément. Ce qui est indispensable, la France ayant pris des engagements très contraignants vis à vis de l'Europe sur le volume de déchets traités par habitant.

samedi 12 novembre 2005

Le Monde 2 - décidément, c'est nul ce "magazine".

10 portraits des leaders du PS ; une histoire du vieux gondoliers ; des trucs "j'vous l'avais bien dit" : décidément, ce journal est complètement raté.

Avec en plus cette prétention incroyable qui consiste à reproduire de vieux articles déjà parus...

si, un truc drôle (mais qui n'est pas d'eux) : cette cartographie des éléphants, éléphanteaux, girafes, rats des champs et autres chats de gouttière

qui tend à prouver que les européennes ont bien cogné sur le projet du PS.

(Au total, il me semble que ce parti devient consternant en raison de la sociologie de ses militants ; voilà tout).

vendredi 11 novembre 2005

L'odeur, c'est la croûte lavée (à la bière ou à la saumure)

J'ai enfin l'explication du fait que les fromages qui puent le plus ne sont pas nécessairement les fromages qui ont le plus de "goût", au sens ou l'effet dans la bouche serait aussi grandiose que l'effet sur les narines.

Une université britannique a établi que l'odeur forte est liée au traitement externe : pendant l'affinage, on "lave" la croute du fromage avec de la bière (c'est le cas du Vieux-Boulogne, champion du monde de l'odeur), ou avec de la saumure (le Pont-L'éveque, vice champion). Un Pont-L'éveque, même bien "mûr", conserve une suavité dans la bouche qui tranche avec son odeur forte.

Alors que des cheddars hypocrites peuvent vous arracher la gueule quand ils sont vieux, sans avoir rien dit (senti) auparavant. Ces anglais, toujours aussi faux jetons.

C'est complètement exiting, non? Ca sent le mec qui a plein de boulot en retard, mais qui se dit : merde, un jour férié. Lisons n'importe quoi ; et de préférence des trucs qui reniflent à mort.

samedi 5 novembre 2005

J'ai lu quelques journaux cette semaine. Restent les rognons, ris de veau, tripes et queue de bœuf, mais aussi le coûteux foie de veau

Hé oui, Novembre, nous rappelle Libération d'aujourd'hui, est le mois de la tripe et des abats. D'ou cette campagne pour les pieds et paquets, les joues de bœuf, les tripoux cantalous et tripes à la mode de Caen ; mais aussi les tetes et langue de veau, les tripière de pieds d’agneau, et la cervelle, bien sûr, et le cœur de bœuf.

(j'ai honnètement tenté l'alexandrin, mais je vais quand même pas y passer des heures !)

dimanche 30 octobre 2005

à Barcelone, j'aime pas les vieux

Barcelone petit déjeuner solitaire à l’hôtel avant de prendre l’avion. Salle en sous sol, éclairage trop blanc, trois péronnelles murmurant dans un coin à tout vitesse, comme font tous les catalans (et les espagnols), au lieu de m’apporter du café chaud. Tout à coup, ça y est, j’ai compris ce qui me réveille et me met mal à l’aise : que des vieux ! Il n’y a que de vieux couples et quelques veuves dans cette salle.

Et j’aime pas les vieux, et surtout les vieux un peu riches qui fréquentent ce genre d’hôtels. Ils sont lents, ils marchent au radar, ils ont toujours l’air d’avoir mal quelque part, ils ont le regard tourné vers l’intérieur, ils se chouchoutent, ils se poupoutent, ils se regardent, ils sont pensifs façon tous racornis, et de profils, leurs courbes s’inversent : ils ont du bide et plus de fesses. Les hommes ne parlent plus à leurs femmes, et les femmes minaudent en tremblotant. Ils sont excessivement obséquieux avec les serveuses, et les serveuses leur parlent catalan sur un rythme de mitrailleuse, ce qui les fait trembloter encore plus. Ils chipotent leur nourriture, ils boivent avec de minuscules slurp précautionneux. Au secours, je suis cerné, ils me menacent.

Bref, rentrons à Paris.

mardi 25 octobre 2005

je m'inscris au comité de défense et illustration du point virgule

C'est là ; c'est très beau ; et ça nécessite des points virgules

(heu : pluriel des noms composés ? ! ? )

samedi 8 octobre 2005

"En vieillissant, on renoue toujours avec les Grecs", dit Houellebecq

C'est ma fille chérie Maud qui m'envoie cette citation. Ce Houellebecq a beau soigner son coté exaspérant, il laisse échapper parfois de vrais bijoux. Oui (pour Maud). Faudra que je tente d'expliquer ça, parce que ma culture grecque initiale était proche de Zéro !



Mais les deux qui m'ont fait "renouer", c'est bien sûr l'admirable Vidal-Naquet, et son pote Jean-Pierre Vernant. A la fois parce que ce sont tous deux de grands historiens, mais j'aurais du mal à avoir de l'estime pour des historiens sans avoir d'estime pour les hommes : or ces deux hommes-là sont estimables. A bien des titres.

(Et les dieux savent que l'estime n'est pas un sentiment dont je suis prodigue !)

Je n'ai lu d'eux que les livres "grand public". J'en garde une impression de profonde familiarité.

Et je compte me remettre un de ces jours à Homère. La pile des livres à lire monte !

jeudi 6 octobre 2005

J'aime et j'admire cet homme. Et malgré ce qu'il affirme, c'est quand même un perdant

Extraits du livre à paraitre de Rocard dans l'Obs. J'aime cette honneteté profonde, y compris sa naïveté (le symétrique de ce qu'il qualifie de cynisme chez les autres, Mitterrand en tête, mais aussi Joxe, etc.). J'aime qu'il soit injuste à sa façon. Qu'il avoue, qu'il admette ses erreurs. Ses femmes, sa mère.

Et je le crois même quand il "supplie" l'intervieweur de le croire : "ce que j'ai fait suffit à mon estime de moi". Mais le problème, camarade, c'est que quand on s'est mis dans la position de conquérir le pouvoir, hé bien il faut le conquérir. Ne serait-ce que pour ne pas y laisser moisir les pires des cyniques. Or tu as perdu, là dessus, camarade. Notre question à nous, militants des multiples causes qui se sont reconnus en toi, n'est pas de savoir si tu te sens bien, même sans être devenu président de la République. Notre question, c'est : notre champion a perdu ; donc grâce à lui, les cyniques ont gagné.

Voilà. Sans aucun doute, ton "inscription dans l'histoire du socialisme" est acquise, camarade. Mais cette "inscription" nous déçoit.

(c'est dans le Nouvel Obs de cette semaine)

dimanche 2 octobre 2005

Évaluation du coût des bouchons aux USA 63 milliards de dollars par an en essence et en temps perdu. Et Libé est toujours aussi mollasson.

C'était juste pour mémoire, c'était dans libé d'hier, 1er octobre

On y retrouve aussi Hélene Hazera dans la rubrique Trans, sans que le journal ne signale qu’elle était un pilier du service culturel de Libé ancienne manière. Tristesse. Si Libé est si mollasson ces temps ci, c’est dû en partie au départ des foutraques fantasques qui, peu à peu n’ont plus trouvé leur place. Un vrai Libération aurait dû continuer de faire la mode, au lieu de se contenter d’en rendre compte et de la suivre. Même si ça voulait dire perdre des lecteurs plan plan. Ceux lisent 20 minutes, ce que leur reproche ce neuneu de July, étaient des mollassons et le sont restés. Les mollassons lisent mollasson, et puis voilà.

Ah, la forteresse snob du service culture de Libé, plein de grandes folles, d’homos grandioses, de fêlés, et de foutraques ! même la chronique TV était fantastique. Même la météo était grandiose, avec Gillot Petré. Aujourd’hui ? tu lis la même chose que dans les autres, 20 minutes compris. Et aujourd’hui, on te transmet sur le papier la même chose (en moins bien) que tu peux trouver partout ailleurs. Bullshit, camarade.

jeudi 15 septembre 2005

Robert Parker à l'esbrouffe

Je suppose qu'il y a plusieurs façons de traiter du croquemitaine. Mais si vous avez vu Mondovino de J Nossiter, vous devez savoir à quoi vous en tenir !

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