je lis des journaux payants (et souvent, je ne trouve pas ça drôle)

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mercredi 3 décembre 2008

« Les assurances-vie dont tous les bénéficiaires riront bruyamment du bon tour joué au contribuable sont interdites »

ma chérie, que tu aimes ou pas les économistes, lis celui-là : c'est trô bô ! (et drôle) (t'as vu tous ces ô ?)

Faut interdire plein de trucs aux riches (y c de rire), mais ils ne sont pas tous efficaces ! ET c'est après que l'on se rend compte qu'ils avaient encore 2 ou 3 longueurs d'avance ! !

lundi 1 décembre 2008

Du porno + de l'éducation avec Messier + Madelin ?

C'est ici. Ebouriffant ! Messier administrateur d'une société qui gagne son fric grâce au porno ? Etonnant non ? Et Madelin chargé de combattre la fracture numérique qui rejoint la même société ?

froid dans le dos !

dimanche 2 novembre 2008

Je lis Presse Citron, blog bien fait dont l'auteur compte vivre de sa plume. Pris à son propre piège ?

Ca a l'air d'être un blog, avec un type plein de personnalité et de caractère aux manettes, et en fait, c'est payé par le type dont il parle pour dire que le type, il fait de l'info indépendante... Ca se complique !

mardi 28 octobre 2008

la "naïveté scientiste" des Econoclastes (par ailleurs gentils pédago - c'est pour toi, ça, ma chérie)

Allez, puisque tu l'aimes, ton Delaigue, je t'en flanque encore une pincée. Cet esprit fort fait un bêtisier : donc on s'attend à quelque chose dans lequel il y ait vraiment des vraies bêtises.

C'est la. Or il se contente de se moquer bêtement de Rocard:

Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c’est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Avec son idée que le fonctionnement des marchés est parfait, il a laissé toute l’avidité, la voracité humaine s’exprimer librement. Michel Rocard, interview pour Le Temps, 23/10/2008 Et cet enfoiré aurait partagé la cellule de Milosevic. Ouai, vraiment, dommage qu'y soit mort, ce salaud qui défendait des idées.

C'est ça, la "naïveté scientiste" (c'est de l'un des lecteurs de ton Delaigue chéri). C'est croire que le chef d'une secte, le Friedman en question, ne défendait "que des idées" ; et donc qu'il n'avait aucune responsabilités dans le mauvais usage que de mauvais gouvernements avaient fait de ses idées. Non seulement Friedman a bien fait ce dont Rocard l'accuse, mais il ya prêté la main. Il a envoyé ses boys faire du conseil (très très bien payé) auprès de gouvernements fragiles pour mettre en place ces réformes "tout pour le libre marché", et avec le prétexte de la SSSScience...

Et pendant ce temps, ton gentil Delaigue (qui n'est qu'un exemple) continue d'écrire des choses anodines ; mais défend la Liberté de penser de ses Grands Maitres ! Dans la bouche de Rocard, j'avais compris immédiatement que c'était une exagération, une façon de parler de la responsabilité --Delaigue, non. Premier degré, le garçon !

lundi 27 octobre 2008

Alexandre Adler a-t-il encore la moindre importance ?

J'espère que non, après avoir lu le florilège relevé par les excellents Acrimed... Ce type use et abuse du vocabulaire et des procédés de l'extrème droite d'avant guerre (le seconde guerre mondiale, bien sûr) ; cet obsédé de l'anti sémitisme est-il pris encore au sérieux par ses lecteurs de droite ?

J'espère que non !

juste à propos de Siné (dont on peut apprécier ou non la verve laïcarde : c'est pas la question !) ce passage :

Dans ce même article du 30 juillet, il concluait : « Aujourd’hui, on voit en tout cas qui a la trempe d’un Zola, d’un général Picard : c’est Philippe Val. Et qui a la bassesse de Drumont, de Maurras ou de Bernanos : ce sont les pétitionnaires semi-trotskistes en faveur de l’éternel stalinien Siné ».

mardi 21 octobre 2008

Les économistes ne servent pas à grand chose - once again

Le bel Alexandre Delaigue, ma chérie, sévit encore. Pour t'épargner la lecture de l'argument, je te sers juste l'envoi :

"On a longtemps cru que les banques apprendraient des diverses crises et réduiraient leurs prises de risque mais ça n'a jamais été le cas. Les banques auraient dû savoir qu'un tel effondrement était possible mais elles ont tout de même couru le risque. Un tel comportement est difficile à comprendre, et sans savoir comment elles en sont venues là, il sera bien difficile de prévenir des crises futures. »

Autrement dit : on n'a rien vu venir, on n'a rien compris. Et pour l'avenir, ça s'arrange pas !

Note qu'il est quand même présenté dans cette pure page de pub pour son bouquin récent comme "professeur à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr" : des gens qui n'apprécient pas vraiment l'incertitude, pourtant !

vendredi 17 octobre 2008

Hommage à Denis Robert, once again. Il vient d'être condamné par la Cour d'appel, et je trouve ça lamentable

Je me répète. J'insiste. Faire une chaîne dans laquelle il se reconnaitrait...

(lamentable, c'est pas injure à magistrat, non ? Allez Eolas, toi que te voilà célèbre avec une page dans lE Monde, je veux une consulte gratuite !)

mercredi 15 octobre 2008

Encore un rationnel : vive le hasard, ça vaut mieux que prendre des décisions et tenir compte des croyances

Je viens de tomber, je ne sais comment, sur un papier très fin et très malin d'un économiste dont je ferais volontiers ma Tête de Turc si j'avais du temps à perdre, sur le hasard. Va voir, ma chérie, tu verras, ça se laisse lire. C'est très "pédago" ;-). Ca commence par des chiffres innocents, et ça continue avec des malades. Et les conséquences sont évidentes : mieux vaut connaitre les "lois" du hasard, et pourquoi pas : laisser faire !

A cet égard, il ya une malhonnêteté intellectuelle profonde dans l'idée implicite : les politiques sont des ignorants, ce qui leur permet d'être démagogiques en toute impunité.

Je ne reprends qu'un des exemples. Les distributions au hasard de maladies font que des groupes sociaux peuvent, à juste titre, estimer qu'ils en sont plus victimes qu'ailleurs ; donc exiger (et obtenir) des enquêtes longues et coûteuses. Quelle grosse bêtise, montrer Delaigue. il suffirait de connaitre les lois du hasard pour "prouver" aux gens que c'est lui seul qui est présent. Et ça éviterait ces dépenses.

Mais ce que l'économiste pure laine qu'est Delaigue n n'entrevoit pas un instant, c'est que la croyance des gens est un "fait" ; et un fait autrement plus objectif et important que sa distribution au hasard. Donc le fait doit être traité, sous peine pour le politicien de perdre son mandat (première perturbation du raisonnement rationnel) ; et pour les gens, de vivre dans l'angoisse, ce pour quoi ils ne sont pas faits.

C'est ça lae problème des économistes : cette paresse incurable qui les contraint à se limiter à leurs hypothèses rationnelles ; à s'y cramponner, même quand ils font semblant d'inclure de l'irrationalité dans leurs équations ! tant qu'ils n'envisageront pas de se cultiver un peu ; de tenir compte des passions comme moteur et de la morale comme critère, je ne vois pas en quoi ils peuvent être utiles à la société !

(a part ça, j'espère que Delaigue a été bien payé pour pondre un gentil petit papier sur un site appartenant aux compagnies d'assurance ! Car c'est une autre caractéristique des économistes : jamais l'un d'entre eux ne s'est soucié de savoir qui paierait leur diner le soir --pour paraphraser je ne sais plus qui !)

Rationnellement irrationnel : voilà l'ultime base théorique pour expliquer l'inexplicable, quant on se targue d'économisme et qu'on a la trouille de ne plus rien comprendre

la citation du jour (jvous mets pas le lien, ce serait trop cruel

J’ai bien conscience que la période est délicate, mais c’est précisément dans ces moments là qu’il faut se garder de raisonnements fondés sur l’émotion. Prise individuellement, chaque personne a probablement de “bonnes�? raisons d’avoir peur ou de réagir émotionnellement, mais collectivement et rationnellement, c’est une erreur.

c'est d'un économiste --plutôt d'un apprenti économiste : c'est sans doute pourquoi il en rajoute des kilos.

Quelle angoisse !

jeudi 9 octobre 2008

De temps à autres, les économistes avouent qu'ils ne servent pas à grand chose

C'est une brève citation dans Libération d'aujourd'hui. Le sentencieux prof à St Cyr Alexandre Delaigue (du blog Econoclaste) cité ainsi : "l'économie a deux ennemis : l'avidité et la peur". Forte sentence, renvoyant à des passions dévastatrices l'explication des anomalies (?) économiques. Mais dont il ne tire jamais rien puisque ses papiers sont tous fondés sur l'hypothèse des comportements rationnels des agents économiques...

De temps à autres, par un acte manqué ou une crise soudaine de déprime sur leur inutilité, les économistes passent à l'aveu...

Deux autres perles lues dans les journaux payants. Une belle et bonne : un article dans Télérama, qui n'est pas un magazine économique, citant Paul Jorion anthropologue, et Emmanuel Todd, hisorien et démographe, qui a été insulté et ridiculisé par des économistes. Ils avaient tous deux raison sur l'hypothèse de la crise ; et ils ne sont pas économistes, pas du tout. C'est sans aucun doute ce qui leur a permis d'anticiper mieux que les économistes "pros".

C'est l'un des plus grandes problèmes des économistes : ces gens ne sont pas cultivés. Ils fonctionnent dans un univers de concepts et d'hypothèses très très limité.

Une autre perle qui relève de la crapulerie intellectuelle : l'édito de Lenglet dans La Tribune d'hier. Le procédé est rigolo : c'est un dialogue entre deux types dont l'un, trader, est resté dans le coma 18 mois, jusqu'en décembre 2008. A son réveil, toutes les banques et toute l'industrie ont été nationalisées. D'ou enfilage de perles sur un pouvoir politique bureaucratique et de modèle néo stal. C'est une pure saloperie d'écrire ainsi. Au moment ou les banques viennent pleurer auprès des gouvernements pour qu'ils leurs sauvent la mise, après que leurs dirigeants se soient goinfrés pendant des années. Nos clients ont peur, cher Gouvernement, on ne peut pas les forcer à laisser leurs fortunes dans nos comptes. Alors faites en sorte que les citoyens nous donnnet le pognons que nos clients nous refusent.

C'est le cri de désespoir du néo-libéral de service. Il y a pire que la déroute et la ruine, c'est la re-prise du pouvoir par le politique. Navrant !

lundi 22 septembre 2008

Vous savez, vous, pourquoi La Poste devrait être privatisée ? (réponse de Monsieur David Thesmar)

Parce que (enfin !) elle serait « suivie par cent, cent cinquante analystes qui produisent des analyses comparées et discutent de sa stratégie »

Parce que la vieille Poste nationale ne sait évidemment pas faire ça, des « analyses comparées ». Donc ça serait un gros gros progrès.

Et les analystes, ils feraient comme aujourd’hui : ils vous conseilleraient, comme il y a un mois, d’acheter des fonds de Lehman Bros ou de AIG, non ?.

C’était une pensée profonde, dans Le Monde de ce soir, 23 09 08 page 18, de Monsieur David Thesmar, prof (associé) à HEC, et auteur du « Grand méchant marché : décryptage d’un fantasme français », un livre d'économie moderne. C’est vrai, il a raison, les français sont cons d’avoir des réticences vis-à-vis du Grand Méchant Marché financier : celui qui leur a fait tant de bien ces dernières semaines ! Surtout aux petits actionnaires de Natixis !

Je suppose que c’est ce qu’enseigne Monsieur David Thesmar aux champions de « la réussite insouciante » (un merveilleux article dans Esprit), les étudiants d’HEC ?

mercredi 3 septembre 2008

Denis Robert, suite (et j'espère que ce n'est pas la fin !)

Beau papier d'Acrimed sur l'interview du patron de Clearstream dans Le Monde. Comment le machin quotidien de référence peut-il prendre des positions aussi malhonnêtes sur le travail de Denis Robert ? je n'arrive pas à comprendre...

Après avoir lu Acrimed, évidemment, on a des soupçons, des idées, des hypothèses et des suppositions....

Effrayant au total.

mardi 2 septembre 2008

Le crétin économiste de service : contester l'efficacité des marchés financiers, c'est faire de l'idéologie

dixit Chiappori, le crétin économique de service, cité par Denis Clerc (c'est tout en bas de son papier) : faut la garder celle la, elle est trop belle.

vendredi 22 août 2008

je lis des journaux payants, mais j'ai tort : c'est plein de merde quand on y laisse écrire des BHL

Vous avez suivi vous aussi le romancon de BHL dans Le Monde sur la Géorgie, puis les commentaires, les démentis, les a peu près un peu partout ?

voila les commentaires sur Rue89.

qui a dit que les commentaires des blogs étaient trop souvent indigents ? CEux la, je les trouve mesurés, instructifs, informés, donnant les sources : bref, c'est presque du bon journalisme ça ! me voilà réconcilié avec un tout petit peu de User Generated content !

MàJ trop beau commentaire d'un mec, un pro, qui commente une fois tous les 36 du mois. Bravo.

mardi 24 juin 2008

Pour entendre la manif anti-Carla, ce sont les premières minutes de l'interview à Libération : joyeux de voir que l'équipe n'est pas totalement dans le coton !

trop chou !

lundi 23 juin 2008

Pourquery lit, mais Libé est illisible

J'attendais avec intérêt les réactions (le "contrejournal") dans Libé, après les 7 (Sept !) pages consacrées à Mme Sarko. Elles sont "à 80% négatives" avoue le directeur de la rédaction Pourquery, qui nous fait le coup héroïque : je les ai toutes lues.

Bon, bin en prendre plein la gueule, ça n'a pas changé un iota à sa position, puisqu'il n'en a pas. Puisqu'il ne conclut pas son petit billet mi-auto-flagellation, mi-zavez rien compris. Il n'écrit pas : "on vous a compris, chers lecteurs, vous zetes de gauche, on vous la fera plus, la starlettisation des gens qui sont épidermiquement de gauche". Non, il dit juste : je vous ai lus.

C'est déja un si gros effort, mon garçon ?

dimanche 9 mars 2008

Une journaliste pose une question conne, agressive, vulgaire et hors sujet, elle se prend un pain. Bon, bin voilà.

Je m'aperçois un peu tard (comme d'hab) que l'AAAAAffaire qui agite les blogs est celle de cette journaleuse de France Inter (?) qui s'est mangé un pain chez papy Dassault.

C'est là, avec le commentaire du justicier de La bas si j'y suis. Ca ne fait pas partie, à ma connaissance, de la "mission" des journaliste de se comporter ainsi : question agressive, hors contexte (il a dit ça ?), une peu conne, à la quelle on ne peut répondre que par des contorsions...

C'est pas brillant !

Et dire qu'il faudrait s'affirmer solidaire de la pauvre malheureuse qui se prend pour Jeanne d'Arc, au nom de la liberté d'expression ? Ca me fatigue d'avance...

(j'ai rédigé mon truc de façon que les trolls n'aient aucune raison de venir ici. Tant mieux, je les virerai sans débat, sinon)

lundi 25 février 2008

"laïques (?) et dévots d'Amérique" (ya pas un truc qui vous gène, là ?)

OU bien c'est moi qui déconne ? J'aurais écrit "laïcs" ? ou alors le correcteur de Libération d'aujourd'hui, page 35, il était pêté de chez pêté... En plus c'est un titre qui fait toute la page !

Mais grâce à cette grosse bêtise, j'ai lu l'article, vachement bien, et j'ai appris à quel point les pères fondateurs (déjà ! ) avaient dû résister aux dévots pour que la constitution américaine soit rigoureusement laïque.

Tiens, je suis en train de lire le dernier Susan George "La pensée enchainée" : c'est magistral sur l'influence concordante des culs-bénis et des néo-libéraux !

Go Voyages malotrus (ça peut pas faire de mal de se faire du bien)

envoyé par la poste

A : Go Voyages

M le directeur général

Monsieur le directeur,

J’ai appelé ce matin votre numéro en 08, qui est le seul que vous donnez sur vos docs publicitaires, pour avoir un Être Humain à qui parler d’un problème de billet d’avion et de visa.

Vous annoncez d’une voix sucrée que l’appel me sera facturé 1, 34 €, puis 34 centimes par minute. Je tombe sur un automate qui me dit « Si vous voulez.... » etc. choisir entre 1, 2 et 3

Je choisis l’un des numéros au hasard : 2 mn de sonneries stridentes plus tard, l’appel est coupé. Je recommence 3 fois en demandant les autres N° : rien. Puis une personne qui me répond « ne quittez pas », puis silence, puis ça raccroche....

Je dois en être à 10€ de dépenses, juste pour prétendre parler à un Être Humain ! ! !

Je pense que vous vous moquez de vos clients. C’est inadmissible :

- d’être aussi grossièrement impoli

- et de faire payer pour un service que vous ne me rendez pas

En résumé, je publie cette lettre sur mon blog ; ce qui ne vous fera ni chaud ni froid, je suppose, mais je compte bien Googliser « Go voyages se fout du monde » ; « Go voyages méprise ses propres clients » pour assurer le buzz nécessaire à de telles pratiques.

Avec mes salutations.

(signé : moi)

vendredi 22 février 2008

Pierre Mirabau, le président des banquiers suisses, crétin du jour --non : l'ignoble crétin du jour est plus approprié

Ce monsieur aurait déclaré (Le Figaro du 22 fevrier), que le comportement des enquêteurs allemands fait "un peu penser à des méthodes dignes de la gestapo".

Tout ça parce que la police allemande cherche à mettre en accusation de riches allemands qui ont fraudé la loi fiscale en cachant une part de leur fortune au Lichtenstein; et donc s'est procuré un fichier des fraudeurs.

Cette ignoble comparaison d'un ignoble crétin n'est pas trop étonnante de la part d'un banquier suisse. Banquiers qui ont gardé sciemment après la seconde guerre mondiale les avoirs que les juifs, tués dans les camps, avaient déposé dans leurs comptes.

lundi 4 février 2008

la loi est piétinée dans un esprit de servilité qui est l'essence du prix Busiris (bravo à Guéant, le domestique ignorant)

Un vrai plaisir de lire Eolas, comme d'hab

J'en rajouterai 3 kilos sur ce Guéant : entendre un obscur conseiller du prince, qui ne devrait avoir pour ambition que de le rester, obscur, avoir un avis sur les propos du président du Conseil constitutionnel, moi, ça me froisse.

jeudi 31 janvier 2008

Fais gaffe,si tu parles mal de Royal, tu vas prendre un pain !

J'en rajoute, c'est juste pour le fun après avoir lu Versac, qu'un petit imbécile de Désirs d'avenir tente d'intimider. Vive le débat politique !

Hé, mon lapin de Désirs d'avenir de rien du tout : ta patronne, elle a dit d'énormes conneries sur la SocGen ; des conneries techniques et politiques ; elle utilise le genre langue de vipère à propos de Bouton ; et enfin elle se comporte comme la pire des démagogues.

T'en veux d'autres, des arguments, patate ?

dimanche 27 janvier 2008

L'AFP, tocard sur les sources de l'info

Lu chez Techcrunch :

L’AFP interdit à ses employés d’utiliser Facebook et Wikipedia comme source d’information. L’AFP se trompe: Le problème n’est pas la source mais l’évaluation de la source.

voilà qui est trè bien dit, et très tocard de la part de l'AFP. Car facebook et Wikipedia sont d'excellentes sources "brutes", si on a la culture, la distance et l'intellignece nécessaires pour valider les infos.

Ou alors l'AFP prend ses journalistes pour des incultes ? C'est possible aussi, après tout

jeudi 17 janvier 2008

L'Europe coconne anti-paperasse (et tu sais ce qu'il y a dans "la paperasse", gros malin?°

Peut-on dire des trucs plus concons que ça, quand on est le président d'un groupe de (hips!) "haut niveau" ?

Edmund Stoiber, président du GHN, a déclaré "Le mot d'ordre de la réduction des charges administratives doit être: le moins de législation possible. L'Europe doit donner la priorité aux idées et à l'innovation sans risquer d'être stoppée par la bureaucratie. Si nous parvenons à avancer dans ce domaine, la croissance économique en Europe s'en trouvera dynamisée. “

Réduire "la paperasse" devient un objectif en soi. Même si, subtilement, dans la paperasse on fait disparaitre, pour alléger "la bureaucratie", des règles élémentaires de protection des citoyens. Ou juste des contraintes d'info pour permettre à l'administration de vérifier qu' ya pas trop de concussion, de corruption, ou de travail noir.

Non, le "moins de lois possibles", c'est devenu un objectif en soi.

C'est pas le crétin du jour, c'est le crétin de la décennie ! (et si quelq'un le critique plus fortement que moi, il répondra la main sur le coeur qu' "on l'a mal compris". C'était pas la loi et la démocratie qu'il voulait combattre : juste "la bureaucratie")

mercredi 16 janvier 2008

Faire le Bartabas juste pour leur montrer qui ils sont

Engueuler Bartabas. Frissonner d’horreur bien élevée devant le malpoli, qui casse tout dans le bureau du fonctionnaire, et qui a l’aplomb de demander ensuite des excuses à la ministre. Tout le monde s’y colle, en dernier, hier, le chroniqueur du Monde, Laurent Greilsamer, un peu tardif. Ça a du le titiller, le chroniqueur bien élevé, ce grossier personnage, pour qu’il revienne 10 jours après sur la grosse colère de l’artiste. Sans commentaire, d’ailleurs. Je vous laisse juge, lecteurs du Monde si bien élevés : pouvez vous imaginer ce dresseur de chevaux casser tout chez ces si honorables hauts fonctionnaires ?

Hé bien mon pote, moi, je n’ai aucune peine à imaginer. Et j’adore. Non pas comme le gros plouc qui se croit vengé devant les puissants ; plus subtil : comme le citoyen qui en a marre que les serviteurs de l’État omnipotent fassent comme toujours, comme d’habitude, comme si de rien n’était, et qu’ils n’en subissent jamais les conséquences. Mon pauvre monsieur, c’est pas moi qui vous a sucré vos subventions, c’est l’État. Ah bon ? Et à qui je casse la gueule, alors ? Sympa : il n’a cassé la gueule à personne ; juste 3 chaises et 2 radiateurs. Pour dire que l’artiste en colère garde la mesure.

Car sur le fond, il a raison. Je ne suis pas artiste, mais j’ai bossé des années avec des assoces à qui l’État demande de faire du social dans différents domaines. OK, disent les assoces. Mais « nos clients » n’ont pas les moyens, donc tu payes. OK, dit l’État, pas de soucis, t’auras ton fric. C’est un contrat. Un contrat, c’est quand chacune des parties tient son engagement. L’État, tout fiérot de se moderniser, dit : on est « Partenaires ». D’ailleurs on signe des « Conventions de Partenariat ». Donc idéalement, l’État paye, les assoces bossent, et on mesure leurs résultats. Mais souvent l’État ne paye pas. Pire, l’État dit en cours d’année : mon ministre Solidaire t’avait promis 100 balles, mais mon ministre Pognon, il a dit non. Et c’est lui qui gagne (c’est toujours le ministre Pognon qui gagne. Aujourd’hui il s’appelle Woerth, et il vient de faire le coup habituel : d’où l’incident Bartabas. Première semonce). Les assoces ont déjà dépensé du fric, ont lancé des actions, ont programmé des trucs ; et la nouvelle tombe : ya un « Gel Budgétaire ». Donc c’est pour vos pieds, les gars. Démerdez-vous avec le banquier qui vous a avancé l’argent pour lancer les actions. (Tu vas rire, amie lectrice : devine sur qui tombent en général les Gels Budgétaires ? sur les industries d’armement ? sur les buralistes restaurateurs électeurs qui font peur ? sur les agro-business grandeur de la France à l’export ? ou sur les assoces qui font du social ? Allez, c’est une devinette !)

Mais l’État, c’est loin ; Eric Woerth, ministre du Budget, il est dans son grand bureau entouré d’énarques énamourés. Il a d’obscurs serviteurs, paisibles fonctionnaires bien embêtés d’avoir à annoncer des mauvaises nouvelles à leurs « Partenaires », mais qui n’en dormiront pas plus mal. Et qui, eux, ne connaitront jamais l’angoisse de créer des trucs dans l’incertitude. Hé bien, je soutiens que c’est une excellente thérapie d’aller de temps à autres leur expliquer qui ils sont, et qui ils servent. D’aller les secouer un peu pour qu’ils prennent conscience que lever les bras au ciel j-y-peux-rien-ah-la-la ne leur autorise pas une fausse connivence avec leurs victimes, sur l’air du : mon pauv’ monsieur. Que eux aussi, ils peuvent prendre des risques et aller plaider auprès des Woerth et consorts que c’est plus important de tenir ses engagements que de foutre des assoces dans une merde noire, sans compter les clients des assoces.

J’ai connu dix fois les discours martiaux des ministres en campagne, les promesses, avec moi zallez voir ça. Va voir dans les banlieues : il ne s’est rien passé depuis fin 2005. Les budgets, que dalle, perdus dans les sables de l’administration. Aligner les services publics sur le minimum vital : que dalle. J’ai connu les Eden, l’aide aux chômeurs créateurs : elle a changé 3 fois en 4 ans, grâce à des petits marquis de l’ENA qui n’ont jamais vu un créateur d’entreprise. Va comprendre. Le chéquier conseil, pour payer des conseils à des jeunes qui en ont bien besoin pour démarrer : 4 mois après le début de l’année, yen a plus. N’essaye même pas d’en obtenir. Les postes d’insertion ? même régime.

Donc qu’un artiste s’arrête au fait brut (ils m’ont promis ça, ils ne tiennent pas leurs promesses ; c’est déloyal, je cogne) me parait un truc rafraichissant et équitable. Lui, il a les moyens et l’orgueil. Mes potes des assoces, ils s’écrasent, sinon c’est encore pire pour eux l’année suivante. Eux, ils sont vengés par cette grande gueule de Bartabas, même s’ils ne l’avoueront pas comme ça. Lui, il en rajoute (je veux des excuses de la ministre) parce qu’il a le nombril dilaté des artistes. Mais le résultat est très sain. Arrêtez-vous, chers fonctionnaires à la désespérante bonne foi, le cÅ“ur sur la main, de singer les « Contrats » et les « Partenariats » dont vous vous gargarisez. Et réfléchissez : qui servez vous? et à quoi servez vous ? à la solidarité ? mon Å“il ! les politiques sociales – solidaires en France sont tellement vermoulues que nos résultats sont pires que ceux de certains pays beaucoup plus libéraux. A la cohésion sociale ? dans ce cas, allez bosser en banlieue : allez faire du service public là ou on en a réellement besoin !

Bravo, Bartabas ! Dommage que seul un artiste ose éduquer un peu les serviteurs de l’État.

MàJ : Michel Onfray se réjouit également dans Libération --pas tout à fait sur les bases que moi ; plutôt sur "la révérence" qui serait dûe à l'Artiste mondialement connu... Bof !

dimanche 6 janvier 2008

Le Monde - Libé : ça s'arrange pas.

Joffrin est en train de montrer que le vieux duel avec Le Monde est encore gagné par Le Monde : à peu près comme en 1982, quand le petit jeune Libé a brièvement fait peur au vieux Monde. Le nouvel actionnaire de référence de Libé a acheté une coquille vide ; mais s'il a une influence sur les choix éditoriaux, c'est qu'il est en train de racler la coquille pour la dénuder encore plus.

Le dernier gag de Libé : publier sur des pages et des pages une BD assez minable sur "les bobos", avec un contenu grincheux, unijambiste, rempli à raz bord de lieux communs qui se veulent sardoniques... Un avant goût de "l'actualité heureuse" à la Joffin ?

Il n'y a pratiquement plus rien dans ce canard, que le suivisme de l'actu plus ou moins de gauche. Alors que Le Monde montre au moins que la castagne n'est pas finie (voir la pantalonnade de Fottorino démissionnant, puis reprenant sa démission hier). Et le contenu est nettement plus riche, plus varié, plus travaillé que celui de Libé.

Joffrin nous a promis un Libé rose bonbon. Hé bé, c'est en bonne voie.

Seule innovation : le making of : des billets vaguement nombrilistes. Bof...

mercredi 2 janvier 2008

Les pires lobbyists, les pires brain and greenwashers européens. Regardez çà, c'est de la démocratie comme dans le temps !

les voilà. Trop beau.

dimanche 9 décembre 2007

Libération Next, un mauvais catalogue de vente par correspondance

Je n'ai pas lu de commentaires sur le nouveau mag de Libé : tout le monde considère que c'est trop nul, et donc que ça ne vaut pas un commentaire ?

Hé bien vous avez raison. C'est lamentable. C'est triste, avec du champagne à 141€ la bouteille, comme dans les mag chics à Noël. C'est pedzouille, avec la plasticienne qui dit "chemises pas emballées, c'est plus écologique" (pauv pomme, va !). Ya pas une idée. Pas une. Et ça se termine par 2 pages de Tristan Lecomte, d'AlterECo, un vrai pensum sur la "green economy" : tu ferais mieux de t'occuper de ta boite, mon pote, car elle va pas si bien que ça !

Et tout ça est issu de Libération ! On a du mal à le croire ! !

dimanche 2 décembre 2007

Pour Olivier Bomsel, l'UFC est une secte de charlatans (et il est hébergé par Libération pour nous raconter ça !)

C'est dans Libération de Vendredi et repris par Ratiatum. Voilà un mec, prof à l'école des mines, qui fait dans la nuance. Et qui améliore nettement le niveau du débat sur les droits numériques. Bien entendu, il faisait partie de la commission Olivennes.

Une secte "qui ne représente qu'elle même" ? on voit que Monsieur est radicalement incompétent, en plus d'être incon.

samedi 1 décembre 2007

la pub sur Fesse Bouc est tellement intrusive que même Coca Cola trouve que c'est trop (se faire détester par les clients? quel pied!)

Rigolo : aussitôt lancé le système dément de pub sur Fesse, ils ont inversé la vapeur après les plaintes d'une minorité musclée d'abonnés. Du coup les gros annonceurs de pub se disent : "ouah, si on se fait haïr de nos clients, cé pas si cool que ça, le Fesse Bouc !)

Et une VP de Coca confirme :

“We have adopted a bit of a ‘wait and see’ as far as what we are going to do with Beacon because we are not sure how consumers are going to respond,� said Carol Kruse, Coke’s vice president

mardi 20 novembre 2007

Facebook, lui aussi, veut enlarge my penis

Premier effet de la vente de Facebook aux annonceurs : ils ont bien visé, si c'est de la pub personnalisée ! Me proposer à moi personnellement d'enlarge, etc : quelle belle idée !

bon, bin va falloir que je me désabonne, si je comprends bien ?

Ca vous le fait aussi à vous ? Vous avez droit à des trucs dorlotant personnels dans la colonne de gauche ?

dimanche 18 novembre 2007

Jean-Louis Murat, imbécile hargneux

Le voici, un chef d'oeuvre.

Il dit ce qu'il veut, mais ses "propos recueillis par Véronique Mortaigne" sont ils une commande? une démonstration? une profession de foi de la part du Monde ? Qui n'a jamais démontré quelque clairvoyance que ce soit vis à vis du Web ! Pourtant, interviewer des imbéciles relève bien d'un choix éditorial, non ?

Le problème du Web, c'est qu'il est devenu l'antéchrist ; et voilà pourquoi votre fille et muette et que je n'ai pas fait fortune dans la chansonnette...

(encore un détail : il parait que "le Web rend les gens hypocrites, il incite à prendre des pseudonymes. C'est un monde de délation, intoxiqué de spams et de pub" : alors que Murat, il parait que c'est un pseudo ! Petit con, va !)

Voilà un droit de réponse que s'était attirée Véronique Mortaigne il ya quelques années. Et quand on sait les difficultés d'obtenir la parution d'un droit de réponse dans Le Monde ! Ca veut dire qu'i y en avait peut être bien 3 kilos en plus, d'inexactitudes, d'a-peu-près, de bâclage et de partis pris !

Kes qu'il lui prend, à notre "quotidien de référence" ?

mise à jour : une superbe réponse de Transnets à ce type de raisonnement de vieux schnock !

vendredi 16 novembre 2007

Conseils aux voyageurs

J'adore les "Conseils aux voyageurs" du ministère des Affaires étrangères. Si vous allez sur la page consacrée à la Moldavie, à la rubrique "Conseils aux voyageurs", il y a seulement ceci :

   * Abolition complète de la peine de mort en Moldavie (Bruxelles, 17 juillet 2006)

lundi 29 octobre 2007

petit connard

c'est la première fois que je me sers d'un service Abuse --et ça marche ! !

voilà le mail que je viens de recevoir d'Orange, à propos du petit connard qui pourrit depuis Samedi des dizaines de blogs avec le commentaire "gros connard". J'ai envoyé un mail à Orange sur les conseils d'Embruns, et voilà le résultat :

De : Service Abuse Orange Internet mailto:doe.abuseftnet@orange-ftgroup.com Envoyé : lundi 29 octobre 2007 09:38 À : yd Objet : Re: <IP: 86.216.161.35>ASf:0 un spameur à la main (et assez vulgaire !)

Bonjour,

Nous avons pris note de votre message relatif à la contribution d'un de nos abonnés.

Nous vous remercions d'avoir porté ces faits à notre connaissance et vous informons que nous avons adressé à cet utilisateur un courrier de mise en garde lui rappelant l'éthique et les régles de courtoisie

Cordialement,

Service Abuse Orange Internet

yd a écrit : >

> > Voilà un message laissé sur des dizaines de blogs aujourd'hui > > Pouvez vous vous en occuper ? > > merci > > De : nom > Le dimanche 28 octobre 2007 à 15:46 > Email : email@emal.fr > Site : > http://http://carnetweb.info/yvesduel/index.php/2007/10/26/521-altruites-mer > ci-thib#co > @IP : 86.216.161.35 > > gros connard

mardi 16 octobre 2007

Les journaux payants devraient imiter les journaux gratuits (ça me simplifierait la vie!)

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lundi 15 octobre 2007

Libération (page 9) "hypocrite ? A vous de le dire !"

__Bin ça y est, on l'a dit, hé pomme !

mercredi 10 octobre 2007

Laurent Joffrin est un vieux (je vous signale que je l'ai connu tout gamin, et qu'il est plus jeune que moi) (j'écris pas encore vieux con, mais c'est pour bientôt)

et Versac a raison de l'allumer.

Ca, c'est pour le titre de mon blog. Je lis toujours des journaux, etc, mais je commence à en avoir marre car je trouve beaucoup mieux sur le Net. Comme Rue89, par exemple, et beaucoup d'autres qui ont la même qualité que les JJJJJJournaux PPPPayants, en plus accrocheur.

dimanche 9 septembre 2007

les vieux C sont en pleine forme !

Youpee. je préfère Michon

samedi 8 septembre 2007

Subprime, encore une couche : tout est de la faute de ces salauds de pauvres, jte dis

Voilà, c'est tres simple tout est de la faute de ces salauds de pauvres.

Puisque tu n'aimes pas l'anglais, je te résume :

1 il nous ont faire un cinoche pour avoir du fric : champions, les gars, pour faire la manche !

2 on leur prete, et ils ne respecent même pas leurs engagements ! Alors que c'est du fric des marchés qu'on leur prete, bande de salopards ! ! Et il leru siffit de dire: j'peux plus payer ! !

3 j'aurais du faire attention : j''ai essayé de leur rendre service, mais vous oubliez que votre animal favori reste un animal. C'est vous qu'il veut manger

4 notre société n'aime pas le sucès : voyez quelle indulgence elle a vis à vis des pauvres ! !

5 bon, ok, c'était une erreur de preter aux pauvres (comme aux pays pauvres) : laissons les en dehors des trucs serieux comme Wall Street. C'est une bonn eleçon.

voilà tu sais tout ! (il parait en plus que c'est du second degré --mais bof !)

Voilà, ma chérie, suffisait d'attendre, et les Gros C**s néo libéraux s'aperçoivent que ça se déglingue...

Petite satisfaction d'amour propre : depuis le 1er jour de la Subprime, je m'intéresse au sort des victimes. Et depuis quelques jours, très peu de semaines, voici les chroniqueurs qui se réveillent. Point d'orgue : même les champions néo libéraux s'aperçoivent aujourd'hui que l'on a vendu aux pauvres, sciemment, des prêts dont on savait qu'ils ne pourraient pas les rembourser. Alors que, bien entendu, Le Marché sait tout faire. Mais là, il déconne sec. Et quand les chroniqueurs ont chaud à leurs propres fesses, ils entonnent le couplet de la vertu.

Voici le Le Boucher sous substance. Il est mal le type. Dire le contraire de ce qu'il professe depuis des années : sale mec, va !

Car il n'y va pas de main morte :

La BCE, (porte...) secours à des institutions financières qu'elle sait coupables d'inimaginables légèretés. Bien à contrecoeur, elle accorde l'impunité à des profiteurs, des voleurs, des spéculateurs et des imbéciles.

Hé bé, ça, c'est une leçon d'économie, ma chérie !

Amartya Sen disait : l'économie est une science morale. Pourtant, en faisant (pur une fois) des leçons de morale, ce type est vraiment immoral.

je suis de mauvais humeur (et j'avais lu l'article dont tu m'as envoyé le lien, merci, mais ce pisse froid ne connait que l'économie. Rine aux passions des peuples ; donc sa science triste ne sert à rien) (Ah si je n'étais pa si flemmard, je tenterais de te convaincre !)

mercredi 11 juillet 2007

"leurs exactitudes de comptables"

leurs exactitudes de comptables : elle est vieille, mais je vous rappelle que "pour faire un comptable, il faut un con et une table".

C'est pas comme pour faire des économistes. C'est beauoup plus compliqué.

mardi 10 juillet 2007

Samantha, je t'explique : des millions d'américains vont perdre leur maison dans les mois qui viennent (et pas parce qu'ils ont perdu leur job)

Je te mets le lien sur une video enregistrée par John Taylor

C'est le président de NCRC, la coalition pour mettre en place un crédit "responsable" aux US, alors que les usuriers sont légion. D'accord, c'est en anglais, et tu n'aimes pas l'anglais. IL dit juste : signez, faites signer nos pétitions pour que la loi protège les pauvres contre les prédateurs. Les preteurs prédateurs, comme on dit ici.

Je t'écris ça à toi parce que toi, au moins, tu continues à t'indigner et j'adore ça (tu te sens pas trop seule, non ?).

Je t'explique. Récemment, il y a eu des protestations de certaines grosses associations des plus grosses compagnies financières auprès du gouvernement américain, sur le thème : non, vous ne pouvez pas renforcer la règlementation sur les prêts et la protection des emprunteurs. On est dans un pays libre, merde quoi.

J'avais pas compris pourquoi ils se mettaient à couiner maintenant. Puis j'ai compris. Des petites et moyennes compagnies financières ont prêté de l'argent ces dernières années à des gens pauvres qui voulaient se loger. Comme ils sont pauvres, l'astuce consiste à leur dire : vas y mon gars, tu ne paieras que 200$ par mois (les 2 premières années) (ça, tu l'ajoutes en tout petit). Mais après, ça passe de 200 à 500 ou 1000 $. Et comme les pauvres, tu sais bien, ils sont un peu cons, ils savent pas vraiment compter, et en plus, ils ont vraiment besoin de se loger, hé bé ils ont signé. Et 2 ans après, en voilà des centaines de milliers qui ne peuvent plus payer ; donc on leur prend leurs maison, et voilà.

Jusque là, c'est l'Amérique comme d'hab, rien de nouveau.

Puis sous la pression du NCRC, le gouvernement menaçait récemment de rendre illégales certaines clauses des contrats de prêts de ces dernières années. Donc des dizaines de milliers de contrats, peut être des centaines, risquaient d'être revus ; et plutôt à la baisse.

Mais entre temps, les petites compagnies, les prêteurs prédateurs, avaient vendu leurs contrats de prêts à de très très grosses compagnies financières. Et c'est du "papier", comme on dit, rentable : des prets à 20%, 30%, 40% : tu parles !

Mais si on revoit ces contrats, tout à coup c'est le bilan de ces grosses compagnies qui en prend un coup. Dans mon bilan, j'avais en début d'année 100 millions de $ de contrats. Mais comme les pauvres peuvent plus rembourser, et que je risque de ne même pas pouvoir les poursuivre devant les tribunaux, hé bé mes 100 millions de $ ne valent plus que 50 millions. Inadmissible, monsieur le président. Vous imaginez la tronche de mes actionnaires, monsieur le président ?

Voilà d'ou venaient les protestations. Quoi? vous voulez venir au secours des pauvres qui ont signé des contrats complètement cons ? non mais ça pas la tête ! Au nom de la liberté des contrats et de la liberté tout court, touchez pas au grisbi, monsiuer le président.

dimanche 10 juin 2007

message personnel pour Samantha qui adore l'anglais

Je sors à l'instant d'un foutu séminaire vachement sérieux, ouais, même le dimanche, et on parlait des pauvres. Un allemand présentait en anglais un machin super pour mesurer sérieusement le niveau de pauvreté (testé au BanglaDesh, Nicaragua, et jte raconte pas où, mais si tu veux que jte raconte, jte raconterai) il parlait à toutes vitesse avec un accent à te pêter les oreilles. A plusieurs reprises, j'ai entendu "....and those assholes"... j'ai regardé mes voisins pour voir s'ils sursautaient, mais non. A la 12ème fois, j'ai compris qu'il parlait de "household" --on mesure la pauvreté dans la famille, dans son foyer. Bref, passe mon papier au traducteur automatique de Google ou d'un autre, ok ? Je t'embrasse.

lundi 4 juin 2007

Cadeaux de Sarko aux propriétaires : magistrale démonstration de Piketty

C'est là. C'est magistral. Autant sur le thème de l'absurde inefficacité des mesures éco que sur la cible de ces cadeaux : les propriétaires et les rentiers.

En somme, des mesures qui n'auront aucun impact sur le dynamisme éco, et qui épuisent les maigres ressources d'argent public.

Ca commence !

lundi 28 mai 2007

Hier, thé du dimanche (avec quand même Côte Rôtie et fromages qui puent) chez des amis juifs

Il y avait là un couple d'amis homo, un autre couple d'amies homo, et quelques enfants batifolant dans les coins. Plaisanteries vaseuses en regardant le palmarès de Cannes ("Whaou : tu l'as vue, la vieille tarlouze ?"). Bavardages divers ("La Fonda, elle les bat toutes !"). Sobre appréciation du grand vainqueur ("Tiens, un pauvre ! D'un tout petit pays!"), etc etc. Bref, un vrai dimanche pluvieux.

Professions représentées : une avocate, un patron de boite informatique, un prof de médecine, un prof de je ne sais quoi, une directrice de société, deux journalistes (genre media prestigieux).

et en plus la scène se passe dans le 11è ardt de Paris. DOnc ultra-bobo typique.

Là, à l'instant, je lis le sempiternel "les antisionistes sont tous des antisémites" : soit par ignorance, soit par calcul, dans Le Monde de ce soir, sous la plume d'un sanglotant David Meyer ("rabbin, enseignant, écrivain", s'intitule-t-il lui même). Ca me gonfle. Je suis antisioniste, je suis violemment opposé à la politique d'Olmert et de son prédecesseur, et je suis incapable d'antisémitisme.

Comment on fait ?

lundi 21 mai 2007

Le consternant Jean Quatremer "comprend les réticences des industriels" de Galiléo, alors qu'ils sont en train de se foutre de notre gueule

Décidément, ce type est un ignorant obsessionnel. Comparer la situation de Galileo à celle du tunnel sous la manche, et en tirer la conclusion que les industriels ont raison de « se méfier des partenariats public privé », c’est se foutre de la gueule du monde. Ce sont les fameux « industriels » en question qui ont ridiculisé le projet de tunnel sous la Manche en en faisant un gouffre à déficit, après que sous la pression de l’idéologue Thatcher, il était impossible d’assurer une part de financement public pour cet ouvrage d’intérêt public.

Faisons simple. Les industriels en question ont rendu le devis qu’on leur demandait pour le tunnel ; et savaient très bien dès cette époque que ça couterait beaucoup plus cher. Comme ils refusaient de prendre le risque de l’entrepreneur (quelles recettes commerciales ? et les profits : après 10 ans ? 25 ans ?...), ils ont préféré organiser les pertes de la société commerciale créée pour l’occasion. Par obsession hyper libérale, on a fait financer un bien commun par l’épargne populaire, en sachant très bien, dès le début des travaux, qu’ils seraient plus coûteux ; donc qu’ils ruineraient la société. Au passage, qui a gagné énormément d’argent ? Les banques qui ont prêté à la société du tunnel, et les « banques conseil » comme on dit. Celles qui : tu gagnes, elles touchent, et tu perds, elles touchent encore. Et les banques prêteuses, elles, n’ont jamais renoncé à leurs créances.

On a organisé la ruine des actionnaires populaires. Dés le départ, sciemment. Donc on a ridiculisé l’idée même de faire financer les grands travaux par la confiance des citoyens. Et ce crétin hyperlibéral vient donner des leçons en plaignant les pauvres industriels de Galiléo qui « se méfient » des partenariats public-privé ?

Je rêve.

mercredi 9 mai 2007

l'hyper libéral (devenu anti démo) Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles de feu l'honorable Libération a encore sévi

Ce type est consternant. Je suis exaspéré régulièrement par son déclinisme (voir son itw de Timothy Smith - je reviendrai la dessus) passager et son hyper ultra libéralisme systématique (les citations seraient trop nombreuses) ; même s'il lui arrive de montrer une sorte d'interet sincère pour l'Europe, mais là, ça dépasse les bornes ; surtout vers la fin.

Ce billet sur son blog

voilà la citation et la chute :

"Il est de plus en plus évident que le vote négatif au référendum du 29 mai a sans doute enterré pour longtemps la démocratie directe dans notre pays".

Je ne sais quelle pirouette il trouvera pour nous expliquer que tout ça fait un débat bien roboratif... Que traiter de bande de cons 55% des votants, c'est jamais que du Néo-July

Moi, je suis encore plus inquiet de lire ça que de la présence d'un Rotschild au capital de ce journal !

Un seul truc, sans me fatiguer à aller plus loin. Une majorité, ça a besoin, dans toute démocratie, d'une minorité non ?

lundi 7 mai 2007

Tiens, Thomas Piketty vient, lui aussi, à l'école pour emmener les enfants au cinéma (il a raison : que faire de mieux un tel Lundi matin ? )

On s'est croisés dans le hall de l'école populo-bobo de ma fille ce matin ; mais on allait pas voir le même film : ses enfants sont plus âgés que ma fille. Ce qui me renvoie à une exaspération récente, puisque c'est un spécialiste des inégalités : le dernier Le Boucher dans Le Monde ; celui daté du 6 mai.

Le titre est abscons ("le losange ou le sablier" : tu parles d'un titre !), mais l'image, la seule image qui illustre l'article est, elle explicite. la voilà :

Tu regardes ça, tu te dis : tout va bien ! Dis donc, les inégalités, ça arrête pas de diminuer en France ! Quel pays merveilleux ! Même que ça va peut être continuer comme de soi même ? un effet spontané de la grande machine à redistribuer ?

Hé bé il est gonflé, le Le Boucher, comme d'habitude. Je connais un peu les Maurin et Savidan auxquels il emprunte le croquis : sûr que ce n'est pas leur conclusion préférée. Pour nous vendre la salade, Le Boucher nous explique que c'est comme ça : faut choisir entre l'égalité, qui est trop couteuse (votez Royal) et "récompenser à leur juste prix le mérite, l'effort et le talent" qui impliquent que les inégalités croissent (votez Sarko) ?

Alors que les prémisses sont fausses.

1 - si on veut avoir une vue réelle des inégalités, il faudrait y inclure celles du patrimoine (en plus du revenu) : or ce sont celles qui jouent un rôle décisif. tu es fils de plouc, plouc tu resteras, si tes parents n'ont pas pris la peine de constituer un début de patrimmoine

2 - l'ascenceur social ne fonctionne plus : ça se chiffre. Et les enfants plus pauvres que leurs parents (ou envisageant de devenir plus pauvres que leurs parents) : c'est le phénomène le plus terriifiant d'aujourd'hui parce qu'il met en cause la dynamique sociale et les représentations que l'on en a

3 - les inégalités ne baissent plus ; et en plus tous les éléments sont là pour qu'elles s'accroissent à nouveau désormais : voir l'Amérique de Bush, et les recettes macro-économiques que Sarko veut importer en France

le dernier alinéa de Le Boucher est un sommet d'ânerie :

"Moderne ou fort, les deux candidats ont chacun une grande faiblesse intrinsèque pour faire entrer la France dans l'ère de l'économie mondialisée innovante et schumpéterienne. Elle, parce qu'elle conditionne la défense du losange à un "dialogue social" avec de vieux syndicats frileux, processus lent, tant de fois essayé et infructueux. Elle risque l'immobilisme. Lui parce que dans un sablier la richesse vient, comme le sable, d'en haut, de l'imagination, de la concurrence, de l'ouverture. L'étatisme et le protectionnisme datent, c'étaient les armes de défense du triangle. Ils se trompent de figure et d'époque".

Les renvoyer symétriquement l'un à l'autre n'est ni malin, ni très courageux. On peut quand même dire si, aux erreurs près, l'un est plus "injuste" que l'autre... Après tout, il ne s'agit pas que d'analyse éco, mais du fonctionnement de la société et de ses objectifs (voir rawls)

Mais surtout, c'est faux et archi faux de dire que "la richesse vient d'en haut" et diffuse dans la société (comparée au sablier, un système simple --pour le moins !). Ca rappelle exactement les mêmes métaphores idiotes des Reaganomics. le Cheval tire la Charette : il faut avant tout nourrir le cheval (vite, des exos fiscales pour les riches) ; et les miettes d'avoine qui tombent suffiront à nourrir les oiseaux. Grosses conneries simplistes, justes faites pour donner bonne conscience aux riches en question. En fait, ce qui est vrai, c'est que les riches en quasi totalité sont égoïstes, et que la seule façon de les faire contribuer au bien commun est de les tenir en respect.

C'est l'autre nom du rapport de forces. Et il n'est pas en bon état aujourd'hui.

dimanche 25 mars 2007

Eric Besson mise à jour

Et Emeline Cazi jeune idiote. C'est la signature sous l'article du Parisien de ce dimanche. "Besson le déserteur" : le titre donne la couleur... quelle idiotie ! Bonjour les perfidies et les bruits de chiottes (Besson eset un sous marin Sarko, etc.). Y compris son salaire "il a touché 140 000 € en 2001" (pas terrible l'actualité de l'enquête), un salaire "inhabituel dans les milieux de la réinsertion", puisqu'à l'époque il travaillait pour Vivendi. Ouais : je voudrais voir de près ce que vaut le travail de Miss Cazi ? Moi qui ai pu voir de près les résultats de la fondation Vivendi, je peux affirmer que c'était du bon boulot ; de grand talent et d'une grande rigueur. Ca se paye combien ce talent là ?

Le pire, c'est ça. Le débat vulgaire, avec des arguments petits, persifleurs, mesquins --et bien entendu dictés par les petits marquis d'en face, c'est à dire l'entourage Royal.

Quelle belle campagne !

dimanche 11 mars 2007

inégalités, pauvreté et lieux communs d'Eric Le Boucher du Qutotidien De Référence

Il parait que "le vainqueur prend tout", et que cette règle de casino s'applique aux riches d'aujourd'hui ? Toujours les mêmes grosses bêtises d'Eric Le Boucher dans Le Monde d'hier. C'est faux. Mais c'et juste le Nième commentaire fasciné sur le classement Forbes des milliardaires.

Pour Le Boucher, ca va. Parce que, en fait, ce sont de bons riches aujourd'hui : ils redeviennent mécènes ! Et en plus ils sont riches jeunes (c'est moderne), alors qu'avant, ils étaient riches vieux. Super, non ?

Faudra qu'un jour Eric Le Boucher s'intéresse non pas seulement à la richesse et à la pauvreté, mais aussi aux inégalités, qui, elles s'aggravent, alors que la pauvreté (sur la planète et en moyenne) se réduit. Au boulot.

vendredi 2 février 2007

Anne Michel, Le Monde et la merveilleuse Caisse des dépôts

C'est dans Le Monde daté du 2 fevrier. presqu'une page en forme de plaidoyer pour l'indépendance de la CDC (que personne ne menace). Anne Michel s'est laissée fasciner par les discours confits en dévotion des braves légitimistes. La CDC, quelle merveilleuse institution (je suppose que "le monde entier nous l'envie", comme d'habitude ?).

Pas une ligne de critique. Pas de critique pour le plaisir (encore qu'il y aurait à dire sur l'abus que font les fonctionnaires de ce fromage de luxe de la République), mais de critique politique, construite. Alors que la CDC est un monstre juridique qui n'existe, évidemment, qu'en France.

Anne Michel, naïve ou ignorante, ou surtout paresseuse (elle ne retranscrit que les arguments des adeptes) ne pose aucune question sur : comment sont traités dans les pays civilisés les questions traitées par la CDC en France? Et tout de suite, ça deviendrait plus clair.

Ne serait-ce que sur 2 points :

- oui, la CDC protège l'épargne publique (pardon : privée. Juste une erreur de plume) ; mais dans une aberration financière qui consiste à faire de la transformation (des dépôts à vue transformés en prêts à 30 ans : v les HLM) : et ceci à un cout nettement supérieur aux prix du marché. Donc la CDC se sucre au passage, son fonctionnement coute très cher, et elle ne résiste pas aux pressions de l'Etat, contrairement à l'affirmation : la garantie de l'Etat aux dépots des livrets A est hors de prix ! Indécente !

- non, la CDC n'est pas la meilleure arme d'une démocratie pour faire respecter des critères du bien commun et du service public. Au contraire, ça sert à débarrasser de ce soucis les représentants du peuple. ON ne décide pas démocratiquement, y compris dans des débats politiques saignants, les "biens publics" qu'il faut financier. On laisse le boulot à l'obscurité des bureaux de la CDC, peuplés de fonctionnaires qui se prennent pour les meilleurs représentants du peuple...

la CDC, c'est une boutique d'oligarques qui se croient démocrates et éclairés. Mais éclairés par qui ?

(tiens, le crétin du jour est une crétine. Je continue de croire que la pire menace sur l'indépendance de la presse, c'est la paresse des journalistes, encore plus que la pression des pubeux)

dimanche 28 janvier 2007

Tiens, un message personnel du Joffrin de Libé à Quatremer de Libé

Lu (en retard) dans Libération du 18 janvier l'édito de Joffrin sur le "making of". Une assez plate analyse des difficultés du journal, mais qui pointe sur l'une des causes d'exaspération. Sur le référendum européen, Joffrin écrit :

"Beaucoup de journaux y compris le nôtre ont voté oui avec de bonnes raisons. Mais en donnant le sentiment de mépriser les partisans du non - c'est à dire une bonne partie du peuple et des lecteurs, le journal est apparu comme un instrument de l'establishment plus que le héraut des citoyens"

Pas mal. D'autant plus qu'il n'était pas la ; donc fastoche. L'édito de July, à l'époque, traitant une bonne partie de ses lecteurs de pauvres nuls, ou quelque chose d'approchant, est resté dans les mémoires.

Mais l'un des barons de Libé l'aura lu, j'espère, avec profit : il s'agit de Quatremer, le correspondant à Bruxelles, qui passe la moitié de son temps (cad de son blog) à traiter les nonistes de nuls, d'incompétents, de crétins, d'irresponsables... bref, du Julysme prosélyte.

Ca m'a toujours paru bizarre les journalistes qui étalent leurs convictions personnelles ; que ce soit sur leur blog ou dans leurs journaux. Et encore plus quand cela consiste à injurier leurs lecteurs, ou une partie d'entre eux, sur de simples divergences d'opinion.

samedi 27 janvier 2007

Les blogs ne démarrent pas plus les conversations que les blogueurs ne sont journalistes

C'est le titre. Après il ya un "billet". Bientôt.

jeudi 18 janvier 2007

Faire une politique de droite quand on est à gauche, et de gauche quand on est de droite

C'est le snob du 5è ardt qui attire mon oeil sur cet article d'une boutique américaine.

le papier en anglais est plutôt là.

C'est une bonne grosse naïveté de jouer l'esprit fort en prétendant démontrer qu'une fois au pouvoir, les gens de gauche font une politique de droite (= privatisations Jospin sous Chirac) alors que les gens de droite prennent des mesures de gauche ( = Chirac avec sa taxe sur les passagers aériens).

Le type qui écrit ça, en plus est un "chercheur". Hé bien il ne s'est pas trop fatigué pour trouver !

En gros dans ce raisonnement, la gauche est assimilée au fameux "Tax n' Spend" ( = la gauche, ça augmente les charges obligatoires, et ça augmente les transferts sociaux). Mais que la mesure "de gauche" de Chirac soit issue d'un tentative de critère du bien commun mondial ( = pollution), on s'en fout. Donc le "chercheur" en question commence par adopter les critères de ses lecteurs préférés ( = les chefs d'entreprise), et se fout de raisonner en termes de bien commun. Les positions de Chirac sont de droite + un epincée d'environnement ; et non de gauche.

Alors que les privatisations de Jospin étaient tout juste une modernisation dans la conception du rôle de l'Etat. C'était de gauche + 2 échecs : pas de construction d'un rapport de forces pour modifier la répartition de la richesse créée. Et pas de modernisation de la négociation collective des politiques sociales...

mardi 9 janvier 2007

Le Zweck de la victoire des néocons en Irak

Tiens, ça faisait des années que je n'avais pas lu d'Alain Joxe. Lisez son Rebonds dans Libération d'aujourd'hui, au moins le premier tiers : ce type est magistral.

En gros, on pensait de Bush que, premier temps, c'était un foutu menteur (les armes de destruction massive) ; puis un incompétent (le bazar ambiant en Irak). Joxe montre que l'on a tort de sous-estimer les crétins apparents. L'atroce bazar actuel est peut être voulu, plutôt que subi par l'Amérique de Bush. Dur.

mercredi 3 janvier 2007

La pub, ça rend con et gros --à la télé c'est encore pire, et ça va empirer

Voilà les dernières nouvelles :

l’Europe s’apprête en revanche à appliquer la directive « télévision sans frontières », autorisant une diffusion plus large de la publicité. Les émissions de télévision peuvent désormais être interrompues par la publicité toutes les 30 minutes, au lieu des 45 minutes actuellement autorisées, sans exception pour les programmes destinés à la jeunesse. Un amendement prévoyant d'interdire la publicité pour la "junk food" à destination des enfants a en effet été très édulcoré, pour soumettre cette restriction à un code de conduite volontaire.

Ca vient d'ici

Ca rend gros : voilà

Ca rend con : même pas besoin de lien

mais si vous avez besoin, c'est une chronique !

mardi 7 novembre 2006

Palais de Tokyo,