Les grandes banques financent aujourd'hui ce qui fera encore plus de dégâts demain
Par Yves Duel, mercredi 30 juillet 2008 à 14:50 :: Economie :: #638 :: rss
une longue citation du rapport Banktrack 2007 dont je viens de découvrir l'auteure (elle est charmante, même si elle ne parle qu'anglais --et qu'elle raconte des horreurs sur les grandes banques françaises !)
Le rapport évalue les politiques de crédit de 45 grandes banques internationales selon trois critères : le contenu des politiques sectorielles, le degré de transparence et de responsabilité, et l’application de ces politiques. Parmi les résultats présentés dans le rapport, les éléments suivants sont particulièrement intéressants : * Seules 4 banques sur 45 ont développé des politiques concernant les secteurs minier, pétrolier et gazier, et ce malgré leur impact désastreux sur l’environnement. BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société générale n’ont en aucune ; * 36 banques sur 45 n’ont aucune politique concernant l’agriculture (y compris le Crédit Agricole) ; * Seule HSBC (Royaume-Uni) fait référence à la Commission Mondiale des Barrages, et elle reçoit également la meilleure note pour sa politique sur le secteur forestier ; * Rabobank (Pays-Bas) est la seule banque ayant une politique « correcte » pour le secteur de la pêche ; * Aucune banque n’a développé de politique sur l’évasion fiscale et les paradis fiscaux. Seule BBVA (Espagne) mentionne qu’elle ne soutient pas les activités reliées à l’évasion fiscale par ses clients ; * Les engagements plus poussés, en terme de droits humains de Rabobank contrastent clairement avec les politiques souvent vagues et approximatives des autres banques. Les banques commencent à être conscientes de la nécessité d’élaborer une politique sur le climat, puisque pas moins de 31 banques sur 45 mentionnent leurs politiques ou pratiques dans ce secteur ; malheureusement, la qualité générale de ces informations est faible, manquant d’engagements de réductions des émissions induites. Enfin, 34 banques publient un rapport annuel de développement durable vérifiée par une tierce partie et remplissant les exigences de base de la Global Reporting Initiative et de son supplément pour le secteur des services financiers. La transparence et la responsabilité au niveau des financements de projets reste faible, peu de banques, y compris celles qui ont signé les Principes d’Equateur, fournissant quelque détail que ce soit sur leurs clients et leurs transactions.
Commentaires
1. Le jeudi 7 août 2008 à 16:53, par Torero
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