Virginie Linhart a enfin compris pourquoi son père (que j'admirais) s'est tu
Par Yves Duel, dimanche 30 mars 2008 à 17:26 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel. :: #603 :: rss
Ca lui a pris 200 pages, et je viens de terminer ce petit livre édité par Le Seuil. Elle a passé une bonne partie de sa vie à croiser des gens célèbres qui lui demandaient rituellement "comment va ton père?", et elle ne savait répondre...
Lu autrement, c'est la chronique des enfants des Soixantehuitards qui en ont pris plein la gueule parce que leurs parents avaient plus urgent à faire que de s'occuper d'eux. Ce qui fut cruel pour beaucoup!
Mais après réflexion : ben voilà . Robert Linhart, après avoir brillé, après avoir écrit l'un des plus beaux livres que j'ai lu (L'etabli), a sombré dans la folie qui le menaçait. Et il semble préférer finalement vivre dans cette folie que dehors. A la différence d'un Weber, d'un Castro, d'un Krivine-le-pur, à qui de vieux fonds de solidité ont permis de résister.
Poignant. Beaucoup plus pour les fantômes, quelques discrètes allusions, que pour son père. Fantômes de celles et ceux dont les vies ordinaires ont été détruites pas les retombées, la déception qui a suivi 68.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire